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Le potentiel érotique de ma femme, de David Foenkinos BEAUTÉ

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J’avais déjà lu Les souvenirs et La délicatesse de David Foenkinos, j’étais donc déjà familiarisée avec le style de cet auteur. Ce livre m’avait été largement conseillé et j’ai découvert avec plaisir un livre drôle et original.


 


Lorsque l’on est petit, il nous arrive pour certains de se lancer dans des collections en tout genre : timbres, bouchons, pin’s et j’en passe. Pour beaucoup d’enfants, cela leur donne un but et une satisfaction personnelle qui leur permet de s’identifier parmi les autres. Mais certains gardent ces envies de collections et continuent à l’âge adulte. Certains se concentrent sur une seule et même collection alors qu’Hector, notre héros, passe d’une collection à l’autre sans parvenir à vivre sans.


 


Deuxième fils d’une famille trop classique, ayant obtenu un travail grâce à son frère, ne cherchant pas à progresser professionnellement et n’ayant pas d’aventure amoureuse, Hector rate sa tentative de suicide pensant trouver une solution à sa collectionnite et se retrouve pour plusieurs mois dans un hôpital en faisant croire à sa famille qu’il est en voyage aux Etats-Unis. Dans les rayons d’une bibliothèque à la recherche de documentation sur les Staaates, Hector fait la rencontre de Brigitte.


 


Coup de foudre, parties de jambes en l’air puis très vite mariage, ils filent le parfait amour et Hector se sent guéri. Il ne pense plus à ses collections, ne ressent plus de sueurs froides face à des piques apéritifs et est le plus heureux des hommes. Mais alors qu’un jour sa femme s’affaire au ménage, il ressent une excitation similaire à celle de ces anciennes collections lorsqu’il voit sa femme monter sur l’escabeau et nettoyer les vitres. Le début d’une série de collections de moments de sa femme va commencer. Ses journées vont tourner uniquement autour de l’attente du nettoyage des vitres de sa femme. Malentendus, situations loufoques et tordantes de rire vont s’ensuivre et un moment inoubliable avec ce livre vous attend.


 


Bonne lecture !


 


Mon meilleur passage :


 


« Hector, par exemple, se gargarisait de l’expression « ma femme ». Il l’utilisait à toutes les sauces. Il suffisait qu’on lui demande l’heure dans la rue pour qu’il réponde « je ne l’ai pas, mais si ma femme était là… ma femme a une très jolie montre… ». Brigitte prenait des allures de Mme Columbo. Placer du « ma femme » dans toutes les phrases était d’une facilité déconcertante. On pouvait même innover en donnant dans l’international. Un hors-piste américain demeurait incontestablement le summum du jouissif, rien n’était plus chic qu’un my wife bien lancé. Bientôt, Hector oserait sûrement le mythique you fuck my wife : heureux comme il était, il ne tarderait pas à se prendre au moins pour Robert De Niro. »


 


Article rédigé par Douceur Littéraire



 
 


Si vous avez aimé cet article, retrouvez Douceur littéraire directement sur son blog.





La So News du Jour : comment échapper à sa femme en une leçon BEAUTÉ






 


Messieurs, vous avez fait une grosse bêtise (oublié l’anniversaire de mariage, laissé le bébé à l’hyper du coin, jeté l’intégrale de Desperate Housewives, culbuté votre secrétaire) et votre femme est très en colère ? Vous ne savez plus que faire pour éviter les représailles (et les coups de rouleau à pâtisserie) ? Suivez l’exemple de ce Russe…


 


En effet, un Russe de Tioumen (Sibérie) s’est distingué en se jetant du huitième étage de son immeuble… par le vide-ordure ! La raison ? Il tentait d’échapper à sa femme. Les secours ont dû découper la conduite métallique au niveau du cinquième étage pour libérer l’individu.


 


On ne sait pas encore le pourquoi du comment, mais cela illustre bien le propos que parfois, la place de l’homme est à la poubelle (le célibat me rend aigrie).


 




 
 






Je suis une femme fontaine BEAUTÉ



Voilà un certain temps déjà que je veux écrire ce billet, mais je n’arrivais pas à trouver les bons mots. Les mots justes, ceux qui feraient comprendre ce que je vis, sans en rajouter et tomber dans le pathos.


 


Il paraît que ce n’est pas une maladie, puisque ce n’est pas un dysfonctionnement de l’organisme. Il paraît que cela touche bien plus de femmes qu’on ne le pense, mais on ne peut pas le savoir vraiment car beaucoup n’en parlent pas. Par ignorance, ou par déni. Par pudeur, ou par honte. Par peur des réactions. Va-t-on se moquer de moi ? Va-t-on me rejeter, ou pire encore, avoir pitié ?


 


Je suis sûre que dans d’autres temps, les femmes comme moi ont dû être exposées, dans des foires ou des cabinets de curiosité. Entre la femme à barbe et l’homme éléphant. Des freaks, que les gens venaient regarder d’un air à la fois dégoûté et envieux, enthousiasmés de voir enfin « la chose » mais sidérés par son apparente normalité.


 


Je ne sais pas exactement quand cela a commencé, mais c’est certainement lorsque je suis devenue maman. Les hormones de la grossesse, peut-être, qui ont entraîné une modification du fonctionnement de mon organisme. A moins que cela ne soit arrivé plus tard, alors que les enfants étaient déjà là. Je ne saurais vous dire précisément.


 


Ce dont je me souviens très bien, par contre, c’est de la première fois que j’en ai pris conscience. Que j’ai réalisé qu’il se passait quelque chose de différent, que je ne réagissais plus comme avant. J’étais avec mon Amoureux, heureusement, il me connaît bien. Lui n’a rien dit alors, et j’ai fait comme si de rien n’était. Nous n’en avons pas parlé, je me suis dit que je l’avais imaginé, peut-être.


 


Mais cela s’est reproduit quelques jours plus tard, et cette fois là a été tellement spectaculaire que mon Amoureux n’a pas pu ne pas me faire la réflexion. J’étais terriblement gênée, vous pensez bien. C’est une chose assez inconfortable, il faut bien le dire. C’est soudain, surprenant, terriblement puissant.


 


Alors nous en avons parlé, longuement. Je lui ai expliqué que je ne comprenais pas ce phénomène, que je ne savais pas d’où cela pouvait venir, mais lui en avait déjà conclu que cela était dû à mon nouveau statut de maman. Il m’a avoué m’avoir trouvée changée depuis la naissance de nos enfants, une sensibilité différente et plus exacerbée. Il m’a dit que cela ne le dérangeait pas, qu’il espérait juste que cela ne serait pas trop abondant à chaque fois. Il m’a assuré qu’il trouvait ça plutôt mignon, et rassurant (allez savoir pourquoi).


 


Les fois d’après, j’ai essayé de prendre les choses en main et de contrôler de ce qui allait se passer. Quand je commençais à ressentir les signes précurseurs, j’essayais de penser à autre chose, ou de me retenir. Je me disais « ah non non non, pas maintenant, stop ! », histoire d’arrêter le flux. Mais je n’ai jamais réussi.


 


Cela se produit systématiquement désormais, mais j’en ai pris mon parti. J’ai admis que je ne suis pas anormale, et j’avoue que le fait que mon Amoureux n’ait pas honte de moi m’aide beaucoup à le supporter.


 


Je dois le reconnaître, et c’est la raison pour laquelle je vous l’écris aujourd’hui. Pour le clamer haut et fort, et dire que cela n’est pas tabou.


 


JE SUIS UNE FEMME FONTAINE.


 


C’est plus fort que moi.


 


Dès que je vois un petit bout de chou tout mignon à croquer, je fonds en larmes. Dès que je regarde un film qui parle de bébés, je fonds en larmes. Dès que j’entends parler de maltraitance, ou d’enfants malades, c’est encore pire. Les histoires d’amour, les vieux trucs à l’eau de rose, tout ce qui est guimauve et bisounours, toutes ces sources à sentiments sont un calvaire pour moi, un très haut risque de grandes eaux !


 


Mais je l’assume, hein, parce que je sais que vous êtes très nombreuses, vous aussi, à vous écrouler en sanglots devant la Belle et le Clochard ou Quand Harry rencontre Sally.


 


Finalement, nous sommes peut-être toutes des femmes fontaines !


 



femme-qui-degouline-d-eau


 


Hey, what did you expect ? ;)


 
Source image : www.data.whicdn.com
 


Article rédigé par Malise.



 
 


Si vous avez aimé cet article, vous pouvez retrouver Malise directement sur son blog.





Qu’est-ce qu’une femme selon l’Education Nationale ? (ou la résurrection des bons vieux clichés) BEAUTÉ



Non mais je demande parce que ça n’a pas l’air clair pour tout le monde. D’ailleurs, c’est tellement pas évident à définir que j’ai voulu lire cet excellent article sur Madmoizelle, qui m’a guidé vers la définition que l’Education Nationale fourni aux CP/CE1.


 


Attention, il y a du lourd : (copie d’écran pour montrer ma bonne foi)
 




 


Déjà, mes petits mammouths de l’Education Nationale : sachez que si on définit une jeune fille par les termes « jeune fille », c’est pour mettre une frontière entre femme et adolescente. Ce qui veut dire par conséquent qu’une jeune fille n’est pas une femme. A moins que vous considériez qu’une jeune fille de 14 ans est une femme qui doit avoir de la poitrine (mais ceci est un autre débat).


 


Bon alors, avant toute chose, sachez que les longs discours sur le féminisme et les poils sous les bras, c’est pas mon truc. C’est juste que je demande comme la plupart de mes congénères le respect de la parité et la reconnaissance du rôle de la femme dans la société. L’application des bonnes valeurs que la France se targue de respecter, le minimum quoi.


 


En fait en lisant cette définition (qui, il faut se le rappeler, s’adresse à de jeunes cerveaux pas encore très bons dans la critique), j’ai hésité entre plusieurs sentiments : révolte, agacement, placidité et dérision. Ils ont beaucoup d’humour à l’Education Nationale, vraiment : « Miss France est la plus belle femme de France ». Non, vraiment, on ne s’en lasse pas. Et cerise sur le gâteau : « elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine. » AHAHAHAH.


 


Bon mes petits loups, va falloir que je vous fasse une révélation terrible qui va vous bouleverser (mais je pensais qu’au XXIème siècle ce mystère était déjà levé) : une femme chie, pète, rote, a des problèmes gastriques, peut aimer la bière et jouer au foot. Et aussi, une femme régulièrement se tort de douleur pendant ses règles qui puent, qui la met de mauvaise humeur et qui, dans certains cas (oui ça sent le vécu), font tellement mal que ça coupe les jambes. Attention aussi, une femme peut ne pas aimer les bijoux, ni les jupes ni les robes.


 


Ah mais non, suis-je bête, si un bipède rationnel n’aime ni les bijoux, ni le shopping ni les jupes ni les robes, ça n’est pas une femme. C’est donc là que tombe cette interrogation fondamentale : mais alors, qu’est-ce ? Une chose, un truc non identifié qui n’a pas de définition. En gros, ça ne mérite même pas d’exister. Et bien sûr toutes les femmes les trucs qui n’ont pas de poitrines sont soit des hommes, soit rien. Pas de poitrine : t’es rien.


 


Car voyez-vous, il semblerait que pour l’Education Nationale, la femme se définit par une paire de  nichons. T’as pas de seins, tu sers à rien (excellent slogan).


 


D’ailleurs, ça va encore plus loin : « une maman, une mamie ». La femme c’est deux seins, un utérus qui ne sert pas à rien hein, faut pas déconner non plus. On a un utérus : c’est pour faire des gosses. CQFD. Vous remarquerez la délicatesse de l’Education nationale qui ne met pas la définition d’une femme qui ne se sert pas de son utérus comme machine à reproduction (une salope ? Une pétasse ? Le mystère reste entier)…


 


Maintenant, je me pose une question sur ma propre identité : j’ai 21 ans, j’ai déjà fait l’amour un nombre incalculable de fois avec mon homme, je n’ai pas d’enfants, je n’aime pas trop les bijoux mais j’ai de la poitrine : suis-je une femme ? Non mais parce que là, ça me fout un doute. En fait, je ne suis peut être rien. Une chose indéfinissable. Un simple bipède. Ou alors, il faut vite que je tombe enceinte pour résoudre ce paradoxe existentiel insoutenable.


 


A ce point crucial de la définition, je me suis évidemment demandé si mon homme, au moins lui, correspondait bien à la définition de l’homme :
 




 


Ah déjà, il y a une évolution, on parle « d’humain » (terme complètement occulté pour la définition de la femme). Ensuite vous noterez l’association homme/parler beaucoup de langues, en opposition avec l’association femme/enfants/beauté.


 


Par contre, mon homme est imberbe et donc n’a pas (ou très peu) de barbe. Il ne parle que le français tandis que j’en parle six (le langage « chat » comptant comme une langue à part entière).


 


MERDOUILLE. Niquedouille, mon homme n’est pas un homme. Nous sommes donc un couple de deux « trucs ». Peut être est-ce un nouveau genre ?


 


Je pourrais poursuivre cette analyse encore des lignes et des lignes, mais je crois que vous en avez saisi l’idée principale : le clivage homme/femme (qui n’est pas considérée comme un humain je rappelle) est toujours là, ancré dans les bons vieux clichés (il ne manquait que le « une femme fait la cuisine »), que l’Education Nationale souhaite transmettre aux générations futures. Et ainsi poursuivre la tradition des complexes féminins : ni poitrine ni enfants ni jupes, tu n’es rien. Ou alors deviens Miss France.


 


Sur ce, je retourne à mon camembert frit et à mon verre de rouge, en compagnie de mon chat et de ma moitié bipède. Libres de toute définition, nous pouvons au moins être ce que nous désirons être, sans avoir à nous conformer à des critères sociaux pathétiques.


 


Matoushi, jeune bipède à sexe non identifié


(et vive le camembert)


 


Article rédigé par Mathoushi.



 
 


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La femme, cet être grégaire… BEAUTÉ




 


Il faut vous y faire les filles, nous aimons évoluer en bande. Il y a quelque part dans notre code génétique un besoin irrépressible de se composer une communauté. Nous nous rassemblons autour du buffet des desserts.  Nous allons aux toilettes pour papoter.  Nous faisons du shopping entre copines.  Nous adorons l’idée d’habiter dans le même immeuble que nos amies.  Oui, je suis pleine de clichés, mais ose me dire que je me trompe !


 


Les mecs fonctionnent en duo le plus souvent : avec son meilleur pote, avec sa nana, avec sa maman… Alors que nous, être hautement évolué, nous savons qu’à 4, nous sommes bien plus fortes et réussissons à couvrir plus de terrain que seule.


 


Lâche 4 filles dans un magasin (au choix selon leurs hobbies : de chaussures, de bricolage, de bouquins) et tu verras comme elles sont efficaces. Elles travaillent en groupe, s’aidant de signaux pour baliser efficacement l’espace, émettant des cris en cas de besoin d’attention, ratissant toute la zone avec une précision quasi militaire, le tout sans réel besoin en ravitaillement. Droit au but. Le soldat ultime, c’est une femme pendant les soldes Vanessa Bruno.


 


Quand tu as lu le titre, tu t’es dit : pourquoi grégaire ? Parce que selon Larousse cela « se dit d’une espèce animale qui vit en groupe ou en communauté, mais sans structure sociale ». Et dans nos groupes féminins, je constate qu’il n’y a pas de hiérarchie imposée, pas de strates sociales, pas d’obligation. Même si chacune est différente (par l’expérience, la catégorie socioprofessionnelle, l’âge, le passif, etc), chacune est libre tant de ses choix que ses décisions, à la fois suiveuse et leader, force de proposition et en attente de conseils. Le groupe ne décide pas pour elle, elle décide de suivre le groupe. Nuance intéressante.


Nous ne nous rassemblons pas pour nous fondre dans la masse, nous le faisons pour le confort du groupe. Les liens que nous tissons nous aident à affronter la vie en étant plus forte. Le sexe faible disent les machos dans les dîners en ville, je dirai le sexe malin. Celui qui sait tirer partie des situations même les plus nouvelles, porté par le groupe. Celui qui sait s’appuyer sur les autres pour être lui-même.


 


Force est de constater qu’étant une femme, je me sens poussée à me rapprocher de mes congénères. Je rêve de passer une semaine en Floride avec mes amies pour déguster des margaritas glacées géantes, cancaner à la machine à café avec mes collègues à propos du nouveau de la compta’, rejoindre un webzine de filles et participer désormais à la communauté So busy.


Je ne suis qu’un être grégaire… et j’en suis fière. Et toi ?


 


Photo : Comme chez toi, une BD à venir de Carole Maurel


 


Article rédigé par Une Pétasse.



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Le paradoxe de la femme enceinte BEAUTÉ



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Selon une vieille légende, les femmes changeraient souvent d’avis et voudraient parfois tout et son contraire. Et, selon la même source, cette caractéristique se remarquerait particulièrement chez les femmes enceintes.


Il paraît que les légendes sont toujours basées sur des faits réels. Qu’en est-il de celle-ci ? Enquête ! (On dirait le pitch d’une émission de reportage…)


 


Tout rapport avec des faits s’étant vraiment déroulés sont totalement volontaires.


Une fois la bonne nouvelle découverte, et après écoulement des trois mois réglementaires, notre sujet, que nous appellerons L. pour les besoins de l’expérience, a hâte que son bidon se voit. Qu’il soit là pour affirmer son nouveau statut de future maman.


 


Le truc, c’est qu’à 12 semaines l’objet de sa fierté ne mesure que 6 cm, c’est pas avec ça qu’on va lui laisser une place assise dans le métro… Ou alors, c’est que notre sujet a un peu forcé sur les Chocobons et qu’elle a pris, en un tiers du temps que va durer l’expérience, la quasi-totalité du quota poids que lui accordent généreusement certains médecins (j’en parle d’ailleurs ici).


 


En résumé, notre sujet voudrait que son état soit immédiatement visible tout en continuant de rentrer dans ses slims. A quand la création d’une petite icône verte qui flotterait au dessus des têtes des futures mamans façon Sims ?


 


Plus le temps avance, plus L. pense au fait qu’il y a une légère formalité avant de serrer le petit être qu’elle a fabriqué dans ses bras : l’accouchement. Cet exercice, étonnamment, semble particulièrement redouté, à tel point que la future maman peut être amenée à secrètement espérer une césarienne. C’est vrai que sur le papier, ça ressemble à un bon plan : une petite incision sous anesthésie et hop, le chérubin est sur son ventre. Pas de ventouse, de forceps, d’épisio…


 


Mais au fond d’elle, notre sujet se doute que lorsqu’une offre a l’air trop belle, c’est qu’il y a un hic (on me dit dans l’oreillette que certaines femmes césarisées confirment), un peu comme quand sur Internet un pop-up nous invite à visiter un site qui vend des Louboutin pour moins de 100€.


 


Une fois le grand jour arrivé, après quelques heures de travail, lorsque le bébé ne semble pas pressé de venir voir dehors s’il y est, et que la sage-femme annonce : si rien ne bouge d’ici une heure, il faudra envisager la césarienne, L. prend un peu peur. Finalement, la perspective de l’utilisation du scalpel lui fait peur et elle espère que sa Crevette va trouver rapidement la direction de la sortie. A quand la technologie de téléportation façon Star-Trek ?


 


Ca y est, l’humaine miniature a repéré les panneaux indiquant le chemin à suivre ! Malgré la magie de la fée péridurale, L. passe quand même trois bons quarts d’heure à se dire que, finalement, il serait peut-être plus sage d’en revenir au plan scalpel. Comment ça, c’est trop tard ?


 


Même si 45 minutes sur environ 8 heures ça reste raisonnable, notre nouvelle maman sur l’instant renonce à son rêve de fratrie et se dit que, finalement, par les temps qui courent, il est sûrement beaucoup plus raisonnable de n’avoir qu’un enfant.


 


Et puis, une fois de retour à la maison, la bouée rangée dans sa boîte, quand le bébé a fait ses premiers gouzis-gouzis, notre sujet semble oublier ses craintes et se dire que finalement la première Merveille du monde risque de s’ennuyer si elle reste seule et qu’il lui faudra un compagnon de jeux (oui normalement on dit la 8ème merveille mais pour une maman, à la naissance d’un enfant, Khéops, jardins suspendus et autres phares se trouvent automatiquement rétrogradés).


A quand le… non, là, je ne vois pas quoi proposer parce que si les femmes ne changeaient pas d’avis, on serait un peu mal partis, non ?


 


To be continued…


 


Article rédigé par Running et Talons Hauts.



 
 


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Les 10 choses qu’il ne faut JAMAIS dire à une femme (sinon la femelle peut facilement s’énerver…) BEAUTÉ



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Rebonjour homme. J’ai vu que tu avais aimé mon traducteur Femme/Homme, je vais maintenant encore t’aider pour que 2013 soit une année sans « bourde linguistique ». La communication étant un des ciments d’un couple, tu te dois de ne JAMAIS, ô grand jamais, prononcer ces phrases, sous peine de graves représailles (Oui, la femme est quelque peu susceptible) :


 


1. T’aurais pas maigri ?


 


Deux cas de figure : Soit oui : « Connard, ça se voit pas j’ai perdu 10kilos à bouffer du yaourt et du tofu pendant 3 mois et toi tu me demandes si par hasard j’aurai pas un peu maigri, pauv’type ! (Oui, la femme qui a faim est agressive.) ». Soit non : « Connard, tu te fous de ma gueule, tu vois bien que je suis un 42 déguisée en 38 d’où les bourrelets qui sortent de partout alors n’en rajoute pas une couche ! » (Oui, la femme vexée est vulgaire).


 


2. T’es belle aujourd’hui.


 


Hum, retire tout de suite le aujourdhui ou alors ferme-la, aujourd’hui et pour toujours !


 


3. Comme tu veux, je m’en moque.


 


Ah là, quand il faut prendre une décision, Monsieur passe son tour, hein, et moi faut que je choisisse, et que je me prenne tout dans la gueule si c’était pas le bon choix… Mais putain, dis moi si tu veux des pâtes bolo ou carbo MERDE, c’est pas compliqué ! (Oui, l’homme hésite sur ses réponses concernant des sujets très importants, car il sait que la femme le lui fera regretter un jour !)


 


4. De toute façon, vous les femmes, ça ne vous dérange pas de faire le ménage.


 


Ah bon, c’est génétique ? C’est juste que si on ne le fait pas, en 2 jours notre palace se transforme en bidonville ! C’est donc plus un instinct de survie qu’une véritable passion… Tiens j’ai 5 minutes, si je nettoyais entre les petits tuyaux du radiateur ? Je vais m’éclater comme une folle ! (Ou plutôt t’éclater la tronche, macho !)


 


5. Il est nouveau, ton petit haut ?


 


De 1, c’est pas un « haut » mais un chemisier. De 2, pourquoi tu dis « petit », il me serre, c’est ça ? Et de 3, qu’il soit nouveau ou pas, tu ne le remarques même pas, ingrat !


 


6. J’vais juste boire un coup après le boulot, je rentre pas tard.


 


Hum, on n’a pas la même notion du tard et pas tard, chéri. Parce que oui, 1h du mat, c’est tôt (dans la journée) mais ultra tard dans la soirée… Tu sais, tes enfants (les choses avec deux jambes et des cordes vocales surdimensionnées), ils sont couchés depuis 4h et t’ont réclamé toute la soirée… Alors, me dis pas que tu rentres pas tard la prochaine fois, dis moi « Femme, tu vas gérer seule la soirée pendant que je m’amuserai, ok esclave ?» ça sera plus clair… (re-macho !)


 


7. Elle est célibataire ta copine ?


 


Mais qu’est-ce que t’en as à faire ? Non, j’suis pas jalouse, mais je ne vois pas pourquoi tu poses la question… D’ailleurs, c’est plus ma copine (à partir de cette seconde !) (Non, j’suis pas jalouse j’ai dit… !)


 


8. Ma mère, elle (+verbe au choix) mieux que toi.


 


Bon, déjà, tu sais qu’aux premiers mots de la phrase, je commence à devenir rouge, quand j’entends la suite je bouillonne, alors pourquoi me dis-tu que ta chère maman est mieux que moi ? Ne jamais comparer Femme et Mère, je suis ta femme, pas ta mère, ok chéri ? (Au fait, tes princes de Lu sont dans ton sac, et j’ai acheté des MonsterMunch pour l’apéro ce soir, seulement si t’es sage) (Et merde, je crois que je mute en mode « Maman de mon mec ».)


 


9. A quoi tu penses ?


 


Non, homme, ne demande JAMAIS ça ! Diable ! Tu risques soit de te confronter aux réelles pensées de ta femme (et de faire un début d’AVC dans la foulée), ou alors, de devoir l’écouter de longues (LONNGUUESS) minutes car nous les femmes, on pense TOUJOURS à quelque chose, qui en entraîne une autre, et là, tu as le droit à une soirée de monologue (du vagin !) (bref, la parole est d’argent mais le silence est d’or !)


 


10. (…………) (Rien)
 
« Ah ouais ? Tu réponds rien ? Mais vas-y, assume tes pensées, qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Vas-y, dis-le… » (Et c’est parti pour 15 minutes de lamentations) (Rectification : le silence de la femme est d’or, le silence de l’homme est de papier… buvard…)


 


Alors, fais bien attention avant de parler.


 


Un conseil : fais comme les mannequins à la télé (j’ai pas osé dire les Miss France !), tu souris, tu prends confiance en toi, et tu tournes 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler (mais discrètement, ou la femme va croire que tu te moques d’elle… Oui, je t’ai déjà dit, la femme est quelque peu susceptible) !


 


Article rédigé et photos réalisées par Allo Maman Dodo



 
 


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Le sexe vu par une femme ! Avec Sex in the kitchen d’Octavie Delvaux BEAUTÉ




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Le sexe vu et narré par une femme et pour les femmes (enfin !). Une comédie érotique sexy et romantique…


 


Charlotte, jolie brune de vingt-huit ans, partage ses journées entre son boulot répétitif de maquettiste, sa passion pour les recettes bios et son blog culinaire qui cartonne. Seule ombre au tableau : sa vie de couple soporifique. Intriguée par les aventures sexuelles de ses deux meilleures copines, Morgane, la fashionista nymphomane, et Déborah, la dominatrice-orthophoniste, Charlotte rêve secrètement d’ébats plus pimentés. D’un jour à l’autre, sa petite vie va basculer. Elle plaque son mec, un nouveau directeur aussi odieux qu’irrésistible débarque dans sa boîte et un mystérieux admirateur lui fait des avances carrément indécentes… Conversations débridées, humour, manigances, rencards clandestins et parties de jambes en l’air décoiffantes sont au menu de ce roman.


 


On dépeint Octavie Delvaux comme une « trentenaire au sex-appeal affirmé, espiègle, cultivée et passionnée. »


 


Il est vrai que sous sa plume incisive, les fantasmes deviennent d’autant plus audacieux qu’ils sont réalistes et d’autant plus piquants qu’Octavie n’oublie jamais de jouer avec ses lecteurs. Elle décrit elle-même son roman comme une intrigue «féministe» et c’est vrai que l’épilogue laissera la lectrice ravie.


 


A la différence de sa consoeur américaine (Cinquante nuances de Grey), Charlotte, l’alter-ego française d’Anastasia, en a sous le tablier. S’il y est question de relations SM, la dominante ne peut qu’être la femme, et niveau sexe, on est 50 nuances au-dessus de Fifty shades : on fantasme à tous les étages et on n’a pas peur de recevoir ses amies pour deviser joyeusement autour d’un thé en présence du soumis déguisé en soubrette.


 


50 Nuances m’avait laissé un sentiment amer en tant que «vieille» féministe ! Sex in the kitchen m’a fait rire et m’a fait plaisir, pour une fois le sexe vu par une femme et décidée par une femme change la donne !


 


Alors si vous avez envie de pimenter un peu votre sexualité, foncez et lisez ce bouquin !


 


Article rédigé par La Provinciale.


 
 


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Une femme, des parfums. Quel parfum pour l’hiver ? BEAUTÉ




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Sur son blog hébergé par le site de l’Express « Mon aparté beauté »,  Elodie Bousquet  parle souvent de parfums. Dans le post intitulé « Fragance Fixette », elle s’y décrit  comme « une sorte de perfume alcoholic », possédant « - au bas mot – une dizaine de flacons en permanence sur l’étagère de la salle de bain, lesquels subissent plusieurs aller-retour par an dans [s]a « boîte à parfums » pour être échangés avec d’autres. » J’avoue que, moi aussi, je suis depuis quelques (et même plus que ça) années déjà une « Madame Parfums » – c’est le petit nom donné à la blogueuse par sa mère ! L’idée même d’avoir le parfum de ma vie, le seul, l’unique, m’a toujours paru absurde.


 


Il y a des parfums d’hiver et des parfums d’été.


Ceux qu’on met quand on est déprimée, ceux qu’on met pour aller travailler.


Ceux qu’on met pour séduire, ceux qu’on met pour aller à un dîner en famille.


Bref, une femme, des parfums !


 


Comme tout le monde, j’ai commencé par en acheter en parfumerie, tout d’abord pour en offrir (à ma mère, ma grand-mère), puis pour en acheter pour moi. Jeune, j’aimais les parfums forts, les « orientaux » (j’ai vu la naissance du parfum Opium) et les vendeuses voulaient toujours me faire acheter des parfums légers « pour jeunes filles », comme l’Air du temps ou Anaïs Anaïs que je repoussais avec indignation ! Et je n’achetais que des eaux de parfum ou mieux encore des extraits qui tiennent mieux et sont plus sophistiqués.


 


Mais les parfums sont chers et il est parfois difficile de se décider à en acheter un dont on se lasse après quelques pschitts. Il y a quelques années, les nouveautés parfumées se sont multipliées, les marques sortant beaucoup plus de parfums qu’avant ou des variantes sur les parfums traditionnels (comme Opium, Shalimar, Coco, etc) et, pour la première fois, j’ai trouvé des parfums soldés dans les grands magasins. Finalement, les sites de ventes privées ont  accéléré cette addiction aux sillage en tout genre. Comme je connais mes goûts, j’achète des parfums en fonction de leur composition et le plus souvent des parfums en voie de disparition ou introuvables en magasins. C’est un petit risque à prendre mais j’ai rarement été déçue.


 



love in paris nina ricci


 


Quand les températures tombent, j’ai une préférence pour les orientaux ou les chyprés que je sens jusqu’à la fin du jour et même une bonne partie de la nuit ! M’accompagnent par exemple Pour une femme de Caron, créé en 2001, chypré floral (fleur d’oranger, rose et musc) ou Love in Paris de Nina Ricci, floral persistant ou bien encore Rykiel Woman, classé comme floral boisé (violette, jasmin, poivre, cuir) et dont l’approche est effectivement légère mais dont la tenue au fil des heures s’avère plus épicée, plus soutenue. En revanche, j’ai délaissé Shalimar, l’oriental par excellence (jasmin, iris, vanille, fève tonka), pourtant longtemps porté.


 



sonia rykiel woman not for men perfume ad


 


La boîte et le flacon du parfum de Caron  sont peut-être un peu un peu vieillots, le parfum ne l’est pas et d’ailleurs, la publicité de l’époque, plutôt sexy, nous raconte qu’avec ce parfum, non seulement on plaît aux (beaux) hommes (musclés) mais ils sont tout prêts à partager leur odeur avec nous ! J’aime aussi le flacon du Rykiel avec son bouchon à grosses pastilles dorées, très festif. Celui de Love in Paris m’évoque, je ne sais pas pourquoi, un aéroport des années 1970 ou un bateau de course, bref, plutôt un parfum pour homme que pour femme. Il est pourtant très féminin à porter.


 


Elodie de « Mon aparté beauté », elle, a en ce moment un gros faible pour « Nuit étoilée » d’Annick Goutal (les parfums d’Annick Goutal ne me parlent pas trop même si les flacons sont toujours beaux et les noms oniriques).


 


Et vous, quels parfums accompagnent votre hiver ?


Très bonne année 2013 en volutes et effluves !



 


Publicité pour Caron http://www.basenotes.net/


Publicité pour Rikiel http://www.thenonblonde.com/2009/12/


Publicité pour Love in Paris : http://www.amazon.co.uk/


 




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Le paradoxe de la femme enceinte – la suite BEAUTÉ



Pour (re)lire le premier épisode du paradoxe de la femme enceinte, c’est par ici !


 


Les 45 minutes pendant lesquelles elle s’est dit que plus jamais elle ne pécherait mises à part, cette journée est la plus belle que L. ait vécue jusque là. Je sais, ça fait guimauve mais notre sujet a insisté pour que ce point soit précisé et comme je n’avais pas d’autres femmes enceinte sous la main pour continuer l’étude…



 


Elle garde un si beau souvenir de cette expérience que les perfusions, les bips des monitorings, même celui signalant la fin de sa péridurale et tout le reste du glamour accompagnant l’accouchement, se sont transformés en paillettes ; sages-femmes, puéricultrices et pédiatres se sont changés en bonnes fées. Note pour plus tard : vérifier si les hallucinations font partie des effets secondaires possibles de la péridurale.


 



Toute médaille a son revers, et cette avalanche guimauve n’échappe pas à la règle. Pour sa seconde grossesse, elle n’a pas peur de l’accouchement en tant que tel, non non non… Cette fois, elle a peur que cette nouvelle expérience ne soit pas aussi réussie que la première. Logique.


 



A quand le papier carbone pour accouchement, histoire de pouvoir refaire tout pareil quand ça s’est bien passé ?
 
keep-calm-and-baby-on


 


Enfin, le dernier paradoxe que je relèverai ici n’est pas le moindre.  Si le premier accouchement de notre sujet s’est déroulé comme dans un rêve, entre risque d’accouchement prématuré et alitement, il n’en est pas de même pour sa grossesse. En application d’un plan de prévention du risque, L. a donc été arrêtée très tôt dans cette seconde grossesse, ce qui lui permet de regarder Les Maternelles chaque matin sur France 5.



 


Elle y a vu un sujet sur les accouchements par le siège qui apparemment ne se traduisent pas nécessairement par la césarienne tant redoutée. Et là, ça a fait « tilt » dans son esprit ! Ce qui cause le risque d’accouchement prématuré, c’est que le bébé appuie sur le col avec sa tête, et s’il est en siège, il n’appuie pas sur le col. Je suis sûre que tu vois où elle veut en venir… D’autant que sa gynéco lui a dit que dans la maternité qu’elle a choisie (qui est tellement bien que L. a décidé de ne pas déménager tant qu’elle voudrait avoir des bébés), la plupart du temps, ils accouchent les sièges sans césarienne. L. en est donc presque à espérer quelque chose que beaucoup de femmes redoutent : un bébé en siège ! Toutefois, je ne m’avancerai pas quant à son revirement de volonté sur ce sujet car il lui reste  encore en théorie deux mois pour se dire que non, finalement, si Numérobis avait la bonne idée de se présenter de façon classique, ce serait mieux.



 


Bref, en conclusion, on se rend compte que oui, la femme enceinte peut changer d’avis, mais compte-tenu des changements que subit son corps et du fait que pendant cette période, elle fabrique quand même un être humain, on peut lui pardonner, non ?


 



En ce qui me concerne, après ce petit exercice légèrement schizophrène, j’estime que j’ai le droit de piocher goulûment dans la poche de nounours en chocolat (pour changer des Chocobons).



 


Précision d’importance : aucune femme enceinte n’a été maltraitée pour cette étude


 


Article rédigé par Running et Talons Hauts.



 
 


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Je suis une femme battue BEAUTÉ



femme-battue

 


J’aimerais dire j’ai été, au passé. C’était il y a longtemps après tout, des années.


J’ai été une femme battue.


 


Je suis une femme battue.


 


De la même façon que je suis brune. Droitière. Que j’aime les chats. Et le Nutella. C’est qui je suis. Pas uniquement bien sûr, ce n’est pas une caractéristique réductrice. Mais ça fait partie de la définition. C’est moi.


 


Parce que j’ai peur. De façon générale. Comme une personne traumatisée après un crash aérien. Les larmes s’évaporent, les doigts se remettent en place, les bleus s’estompent, mais j’ai peur.


 


Pourtant c’est ridicule, personne ne va me frapper. Mais j’ai peur.


 


Mon chéri qui s’énerve parce que la Xbox a planté – et je veux dire, ce n’est même pas s’énerver, en jetant la manette contre le mur et en donnant un coup de pied dans le canapé. C’est s’énerver gentiment, dire, un peu fort, « p’tain, fais chier » – et j’ai peur. Parce que ça commençait souvent comme ça, ça commençait souvent pour rien à vrai dire. Ca commençait parce qu’il en avait envie, je suppose. Je vais pas blablater sur le pourquoi. Je l’énervais, je le menaçais, j’avais un job et pas lui, ou je ne sais quelle autre connerie. J’en ai rien à foutre. Et je ne vais pas lui trouver d’excuses. D’ailleurs, ce n’est pas de lui que je parle. C’est de moi.


 


Moi.


Moi qui ai peur. Du bruit. Des cris. Des voitures qui roulent un peu vite dans la rue. De tout ce que dépasse le volume d’une conversation normale. Je sursaute comme une dingue devant n’importe quel film à suspense. Et je déteste les disputes. En fait, je ne sais pas me disputer, je me contente de faire comme si tout allait bien jusqu’à ce que je demande « tu vois vraiment pas qu’il y a un problème ? » en m’effondrant en larmes. Oui. Drama Queen. Pour ma défense, ça n’arrive que quand je suis saoule. Le reste du temps, je fais en sorte que tout soit parfait. Tout le temps. Jamais en veille, toujours à scruter le moindre détail, la moindre brindille sur les voies qui pourraient faire dérailler le train entier. Je crains la collision. Je suis conciliante, à l’écoute, serviable, gentille. Parfaite. Et je déteste ça.


 


Mais encore plus profond que la peur, il y a  la confiance en soi. Petit à petit, tous les jours, il y a une remarque, une critique. On ne s’en rend même pas compte. C’est bien qu’il ose dire qu’il n’aime pas quand je me coiffe comme ça. Il a du caractère. Il dit qu’il faut être débile pour lire ce pédé de Truman Capote. C’est bien, il exprime son avis. Et petit à petit, jour après jour, le mien n’existe plus, il est inconsistant et fade. Et on ne s’en rend pas compte parce qu’on a déjà commencé à disparaître.


 


Et un jour, il dit cette phrase. Ce n’est peut-être pas le plus méchant ou le plus tordu de tout ce qu’il a pu dire, mais c’est celle que l’on retiendra. « Tu fais exprès d’être moche pour m’humilier devant mes potes ».


 


Dans un train, alors qu’on s’apprête à rejoindre des amis pour une soirée. Ses amis. Parce que les nôtres, on les a laissés partir. Pas assez bien pour nous, on méritait tellement mieux. D’ailleurs, on ne mérite que lui. Il l’a dit. Il l’a répété. Il n’y a que lui qui nous comprenne. Que lui qui nous aime. Personne ne t’aime comme moi je t’aime.


 


Et dans ce train, il dit qu’on fait exprès d’être moche pour l’humilier devant ses amis. On ne l’entend même pas prononcer les mots. Ils flottent autour de nous. Il se lève prendre l’air dans une autre voiture. C’est quelqu’un d’autre. Quelqu’un d’autre qui ne nous connaît pas, et qu’on ne connaît pas, qui nous agrippe le bras. Il a l’air tellement inquiet quand il nous regarde qu’on se demande si le train ne vient pas de sortir des rails. Mais non, c’est juste nous qu’il regarde. C’est pour nous qu’il s’inquiète. Il demande si ça va. On pleure mais on ne le sait pas, il nous donne un mouchoir. On fixe le paysage qui file à toute vitesse. Il veut nous prêter son téléphone, qu’on ‘appelle quelqu’un, pour nous aider, venir nous chercher peut-être et trouver quelque part où aller. Mais on est lasse, on a des courbatures à force de contracter tous les muscles, tout le temps. De serrer les points, de bloquer la mâchoire, de rentrer le menton, de tordre les pieds sous les fesses. Deux jeunes filles, assises la rangée devant nous, se retournent. Tout le wagon nous regarde. J’ai honte. Je ne comprends pas ce qu’on me dit. Vous ne pouvez pas rester avec lui. Il vous a hurlé dessus. Je ne me souviens pas, je répète. Je ne me souviens pas.


 


Pendant une seconde, quand on est descendus du train et qu’il râlait en achetant les tickets de métro, on a pensé s’enfuir, disparaître dans la foule et monter dans un train qui nous emmènerait loin.


 


Mais je ne l’ai pas fait. Je suis allée à cette soirée, avec ses amis, avec lui. Il a gardé sa main sur ma cuisse et je n’ai pas bougé du canapé. Et à chaque fois qu’on me demandait comment ça allait, je lâchais un « très bien » que je ravalais aussitôt avec une grande gorgée d’alcool.


 


Le pire dans tout ça, c’est qu’il était plutôt petit alors que moi je fais 1m75. Ca le rendait fou que je le dépasse, il ne voulait jamais que je mette des talons. Et il était tout mince. Je me dis que j’aurais pu lui mettre une branlée. J’aurais dû. Un coup de genou dans les burnes. Ou même juste une bonne gifle. Ou simplement me défendre. Juste une fois, ça aurait suffit. C’est ça le pire. Le fait qu’on a laissé quelqu’un, quelqu’un qu’on n’a même pas aimé, nous cogner dessus. Sans rien dire. Qu’on a appris à s’enfermer dans la salle de bain en bloquant bien la porte avec un tabouret. Qu’on a passé des soirées à attendre qu’il se soit calmé, dehors, pieds nus. Et qu’on a rien dit. On l’a laissé nous monter dessus, nous baiser, alors qu’on avait envie de vomir. Lui, il disait faire l’amour. Mon cul. Il nous baisait et après s’endormait sur nous, en murmurant, je t’aime trop fort. Mon cul. On l’a laissé faire. Je l’ai laissé faire.


 


Je ne sais pas trop comment finir ce texte. Je l’ai quitté. D’une façon assez lamentable, par texto, quand j’ai été bien sûre qu’il y avait des centaines de kilomètres entre nous. Je l’ai quitté sans rien dire, une fois de plus. Ca l’a rendu fou, il a sauté dans un train, il est venu pleurer à ma porte, me dire que ça ne pouvait pas finir comme ça. J’ai dit c’est pas toi, c’est moi. J’ai besoin d’être seule, de penser à moi. Ce n’était pas tout à fait faux. Il m’a supplié de faire l’amour une dernière fois, en souvenir du passé, pour se dire au revoir. Plutôt crever. Il a essayé de m’embrasser, a bavé sur ma joue, ses mains serrant mes épaules. J’ai réussi à le faire partir. Peut-être la chose dont je suis la plus fière dans ma vie. Il a menacé de se suicider. Je suis allée me réfugier chez mes parents. Il a appelé pendant des semaines, toutes les dix minutes, le téléphone de mes parents. Il a piraté ma boîte mail, mon compte Facebook et envoyé des messages obscènes à tous mes contacts en se faisant passer pour moi. Il m’a envoyé des lettres, s’excusant un instant, me menaçant celui d’après. Je les ai brûlées.


 


Et je ne l’ai jamais revu.


 


Article rédigé par La fille H.


 
 


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Les 10 choses que fait une femme sans jamais vraiment l’avouer BEAUTÉ



Les femmes… Mystérieuses, subtiles… Parfois on a l’impression de ne jamais pouvoir les déchiffrer, les comprendre, et puis, cet air de « madame parfaite », les hommes en ont marre, ils croient que nous ne faillons jamais… Après t’avoir dévoilé ce que pensent les femmes, j’ai décidé de révéler ces petits travers qui font de nous des femmes (presque) parfaites !


 


Pour une lecture plus aisée, je vais mettre cette liste à la première personne du singulier (« je »)mais notez que MOI je ne fais AUCUNE action citée ci dessous, bien évidemment ! Je mets « Je » pour vous déculpabiliser bien sûr !!


 



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Toutes ces choses que je fais sans jamais l’avouer :


 


1) Je dis que j’ai été overbookée tout le weekend (et que j’ai pas eu le temps de faire çi ou ça) alors que j’ai passé mon temps sur le net, à me mettre du vernis, à appeler ma copine, twitter, instagramer, pinteresté, bref, que de l’utile…


 


2) Je fais semblant de ne pas voir cet ancien camarade de classe (ou de travail) lorsque je me promène, hop un coup de tête, je rentre dans le premier magasin et ça évite les fameux « aalllooorrss qu’est-ce que tu deviens ? » (euh, apparemment je deviens mieux que toi #modemauvaiselangueON).


 


3) Je prends mon paquet de céréales et je le grignote devant l’ordi (ou la télé) toute la soirée, comme du popcorn. On s’en fout, c’est du spécial K… Attends, je lis… 1 portion de 30g : 120kcal… 1 portion, c’est 2 poignées… 60kcal la poignée… Ça équivaut à 9 minutes de vélo (ou 20 minutes de marche) LA poignée… D’où le fait que je fais ça en cachette (si je me cache, personne ne le vois, et je ne grossis pas, c’est bien ça ?!).


 


4) Je me regarde dans la glace 36 fois par jour (et aussi dans les vitres, ou toute surface avec reflet, et je n’oublie pas de me retourner, et de regarder mon postérieur… Ouais, ça sert à rien, ça doit être de l’ordre de l’inné, on ne peut pas s’en empêcher, de regarder ses fesses, et on engueule nos mecs lorsqu’ils font pareil, mais sur les autres, bizarre, hein !).


 


5) Je ne paye (quasiment) jamais lorsque je me gare sur des places payantes (et encore moins quand je me gare devant les portes cochères… Oh ça va, ils attendront avant de sortir les gens, non mais… Moi, égoïste ?!NOONN ! Et puis, je ne reste QUE 5 minutes… Oh, qu’il est beau ce cardigan en vitrine, et puis zut, je rentre voir… Ok, je ne reste QUE 50 minutes !)


 


6) Je bouffe le dessert des enfants (miam trop bonne cette crème chocolat… Désolée chérie y’en a plus, prends un petit suisse sans sucre !).


 


7) Je ne peux m’empêcher de sourire lorsque j’aperçois la pub avec Beckam en boxer (ou tout autre homme parfaitement proportionné à la télé, et ne nous mentons pas, on a toutes envie de sourire)…


 


8) Je jette un coup d’oeil sur le Smartphone de chéri (lorsqu’il sonne et s’allume, hop je passe devant, l’air de rien, ou je regarde par dessus son épaule…). Par pure curiosité (une femme avertie en vaut deux !).


 


9) Je mens sur mon âge (j’veux pas faire trop vieille ni trop jeune), ou mon poids / taille de vêtement / pointure / tour de poitrine (j’veux pas faire trop grosse !), ou encore sur le nombre d’hommes dans ma vie (j’veux pas faire trop pute !), ou alors sur tout à la fois (j’veux pas faire trop vraie !).


 


10) Et enfin : je clame haut et fort que je ne fais aucune des choses de cette liste… (c’est pas moi, mais une copine à moi qui…). Non, je n’avouerai jamais !


 


Article rédigé et photos réalisées par Allo Maman Dodo



 
 


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La journée de la femme ne doit pas être un produit marketing BEAUTÉ



L’an dernier déjà nous en avions parlé. L’an dernier déjà nous trouvions que les événements marketing reposant sur cette journée étaient opportunistes et n’avaient pas lieu d’être.
Cette année ça continue, alors oui nous sommes de blogueuses beauté à l’affût des bonnes affaires et autres promos mais par contre nous ne soutenons absolument pas cette manière qu’ont les marques de s’appuyer sur cette journée pour communiquer sur leurs produits.
La journée de la femme n’est et ne sera jamais ça. A bien y réfléchir le concept même d’une Journée de la femme semble stupide, en gros il se passe quoi les autres jours de l’année ? Malheureusement si cette journée existe c’est qu’il y a des faits, qu’au quotidien les choses ont du mal à bouger dans certains domaines alors profitons de cette journée pour en rappeler son origine. Cette journée un caractère engagé revendiquant l’égalité des droits des femmes, l’amélioration de la condition féminine, les avancées faites en la matière mais reste une journée de mémoire et de prise de conscience que de nombreuses femmes à travers le monde ne bénéficient pas de la considération et des droits qui leur sont dus.
Voilà ce qu’il en est. Alors lorsque je lis et entends des féministes se battent pour retirer le terme « Mademoiselle » des formulaires ou encore qu’elles s’attaquent à la grammaire pour abolir l’emprise du masculin sur le féminin pour l’accord des adjectifs j’ai tendance à penser que la masturbation de cerveau ça va bien un moment mais que d’autres causes sont nettement plus importantes.


 



 


Quid des femmes victimes de violences et de l’égalité hommes-femmes dans de nombreux domaines ? Ah c’est sûr c’est moins « marrant », mais n’oublions pas qu’aujourd’hui encore le nombre de femmes victimes de violences est trop important, en France une femme meurt tous les deux jours et demi, victime de violences conjugales. On estime également à plus de 660 000 le nombre de femmes victimes de violences physiques ou sexuelles au sein de leur couple. Ces chiffres font froid dans le dos et le silence qui entoure les victimes doit être brisé.
Alors plutôt que de parler de telle ou telle marque qui te fait la remise du siècle si tu viens en robe ou qui t’offre je ne sais quel produit de maquillage nous préférons parler aujourd’hui de L’opération ‘Coeur de femmes’ qui se déroulera du 8 au 17 mars dans le 3° arrondissement de Marseille. Cette semaine sera dédiée à la promotion du droit des femmes et de l’égalité homme/femme, elle réunira près de 80 associations sociales, culturelles, sportives… et de nombreuses structures intervenant dans les domaines de l’insertion, de l’emploi et de la santé. Des artistes, des sportives de haut niveau, des créatrices d’entreprises, des femmes militantes ou simples citoyennes aux parcours remarquables seront là pour faire progresser le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. Des lieux emblématiques de ces quartiers accueilleront divers ateliers, des spectacles, des expositions, des animations sportives mais également des temps de réflexion sur l’emploi des femmes, sur le rôle des mères dans l’éducation des enfants ainsi qu’une campagne spécifique de prévention du cancer du sein et du col de l’utérus.


Nous ne sommes pas des militantes acharnées mais certaines choses nous tiennent à coeur et il nous semble important de remettre les choses à leur place car pour nous ces opérations marketing ont plutôt tendance à dénigrer la femme et son image qu’à les mettre en valeur.


Mme beauté & Miss tête en l’air




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