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Le Trophée Roses des Sables : un rallye raid 100% féminin sous le signe de la solidarité BEAUTÉ

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Le Trophée Roses des Sables est un rallye raid aventure auquel 362 femmes ont participé cette année au Maroc en 4×4 ou buggy du 10 au 21 octobre et qui comporte plusieurs épreuves d’orientation, de franchissement des dunes et une étape marathon en autonomie totale pendant deux jours. C’est une initiative qui nous a beaucoup enthousiasmées à la rédac’, et c’est pour cette raison qu’on a décidé de vous en parler sur le blogzine.


 


Tout d’abord, parce que 100% des participantes à ce rallye sont des femmes, et que ça vaut le coup d’être souligné. Quand on pense rallye raid aventure, d’habitude, on pense automatiquement à un événement purement masculin, et pour cause d’ailleurs puisque la plupart des participants reconnus dans ce domaine sont des hommes. Et puis, il est encore trop rare aujourd’hui de voir des compétitions sportives féminines internationales aussi médiatisées et suivies par les sponsors et les partenaires, donc c’est définitivement une belle initiative qui met les femmes à l’honneur.


 


Ensuite, parce que le Trophée Roses des Sables permet à des femmes méritantes de participer à une belle aventure : un rallye-raid de 10 jours dans les dunes. Méritantes car avant même de pouvoir commencer le trophée et pour pouvoir valider leur inscription, les participantes doivent convaincre des sponsors et trouver suffisamment de partenaires pour pouvoir couvrir les frais d’inscription au trophée (comprenant entre autres les frais d’organisation, leur couchage sur place ou les repas) ainsi que le matériel approprié et le véhicule pour la course.


 


De plus, parce que ce rallye-raid a une dimension solidaire. Chaque Rose a pour obligation d’apporter au minimum 50 kg de matériel à destination des enfants marocains. C’est ainsi que l’année dernière, pour la onzième édition du Trophée Roses des Sables, l’association Enfants du Désert (qui a pour but de combattre l’illettrisme et de venir en aide aux enfants marocains défavorisés) a récolté plus de 21 tonnes de matériel comprenant des produits d’hygiène, du lait infantile, des vêtements, des chaussures, des couches, du matériel médical, des jouets ou mêmes des fournitures scolaires. Et les Roses ont pu remettre elles-mêmes une partie de ces dons aux nombreux enfants venus des villages du désert.


 


Enfin, parce que c’est une jolie façon de montrer que les femmes aussi sont courageuses et compétentes. C’est vrai, contrairement à ce que beaucoup pensent, les femmes aussi sont capables de lire une boussole, de (bien) conduire une voiture ou une moto, de se débrouiller seules dans le désert, de braver les intempéries ou encore d’être de bonnes commerciales et de lever des fonds.


Le Trophée Roses des Sables, c’est donc une belle aventure qui mérite d’être connue, et à laquelle vous pouvez participer si vous le souhaitez. La douzième édition touche à sa fin, vous pourrez d’ailleurs voir le palmarès et les dernières images sur le site, ou encore vous renseigner pour participer l’année prochaine. Bravo à toutes les Roses de cette année, en tout cas, vous êtes définitivement au top ! ;)


 


Article rédigé par So busy.



 
 


Si vous avez aimé cet article, vous pouvez retrouver So busy directement sur son blog





Chouette. J’ai signé mon premier CDI… BEAUTÉ



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Je croyais que quand je signerais mon tout premier CDI, je sauterais partout, hystérique, à appeler toutes mes copines pour « fêter ça ». Que je serais tellement enthousiaste, que je le dirais à qui veut l’entendre « Eh oui ! Moi à 23 balais j’ai déjà un CDI ! », que je serais fière de parler de mon boulot et de ce fameux contrat tant attendu après cinq années d’études réussies du premier coup, de stages mal payés et pas toujours intéressants et de jobs étudiants moins enrichissants, mais bien rémunérés.


 


Oui, mais ça, c’était avant. Avant que ce CDI n’ait un goût amer. L’amertume de s’être fait tromper depuis plusieurs mois, l’amertume des promesses non tenues et de savoir qu’on n’a pas le choix.


 


Attends, la nana elle gueule alors qu’elle a un CDI quoi ! 


 


Ouais, c’est sûrement se plaindre la bouche pleine que d’oser dénoncer le contrat que tout le monde attend, surtout quand la France compte près de 25 % de chômeurs chez les moins de 25 ans.


 


C’est égoïste et pourtant c’est vrai : je n’en veux pas de ce CDI rémunéré au SMIC pour des horaires de misère aux heures supp’ non payées et non récupérées.


 


Non pas que mon employeur soit un tyran, un gros méchant ou quoi que ce soit dans le genre. Non. Il pense juste que, lui aussi ayant été au SMIC au début de sa carrière, c’est une case normale et logique par où il faut passer.


 


Il pense juste que ne pas me donner tout de suite un salaire qui explose les plafonds, ça me motivera à travailler. Ah oui… Je suis vénale, attirée uniquement par l’argent. Je ne peux pas être animée par l’amour du travail bien fait et du sentiment d’avoir accompli quelque chose de bien. Non, pas en 2013. Ce sont des valeurs du passé sûrement…


 


Il pense aussi qu’en me mettant au bout de la carotte une prime ridicule tous les mois, ça me motivera à me défoncer (encore) plus pour sa boîte. Et surtout, en « m’offrant » des primes qui n’égalent même pas le montant des heures supp’, il pense me faire LE cadeau sur ce contrat en CDI que je ne pourrais pas refuser.


 


Il est tellement gentil mon employeur que pour me faire peur et m’inciter à signer rapidos, il m’a dit que « bon, je me suis vraiment demandé s’il fallait ou non te garder… Au final, je n’ai pas envie de reformer quelqu’un d’autre tout de suite. Donc si tu veux, tu restes ».


 


Aaah !! Merci employeur ! Merci ! À genoux je te baiserais bien les pieds pour ta bonté, mais l’amertume m’en empêche encore. Ou serait-ce le peu de fierté qu’il me reste ?


 


Et maintenant ?


 


Me voilà donc à 23 ans, bac + 5 dans un secteur plutôt porteur, CDI en poche payé au SMIC. Il y a bien plus triste comme parcours de vie.


 


Pourtant, j’ai toujours un goût amer dans la bouche, parce que ce CDI, je n’ai pas eu le choix de le signer ou de le refuser. La conjoncture étant ce qu’elle est, difficile de dire non quand on vous propose un poste, qui plus est quand vous n’avez pas encore droit au chômage.


 


Mais ce qui me laisse le goût le plus amer, c’est le manque de reconnaissance… Comment se sentir valorisé quand on vous fait comprendre que n’importe quel passant dans la rue pourrait très bien prendre votre relève du jour au lendemain ? Après tout, si mes compétences ne valent pas plus que le salaire minimum, c’est que même ma mémé est capable de faire ce que je fais. Je me demande encore pourquoi j’ai fait cinq années d’étude pour ça


 


À se demander pourquoi je persiste dans une voie qui me dégoûte de plus en plus. Non pas que mes activités quotidiennes soient inintéressantes, mais j’en viens à me poser des questions sur mon avenir, sur mes choix professionnels et d’aller voir ailleurs, si l’herbe n’a pas meilleur goût.


 


Cet article a été rédigé par une So Busy Girl